EXPOSITION Du 13 au 30 septembre 2011

L’AIGUILLAGE GALERIE
présente

Nina Grgic


Peintures

Exposition du 13 au 30 septembre 2011.
Vernissage jeudi 15 septembre 2011 à partir de 18h00.
Ouvert du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00,
et le samedi 24 septembre 2011 de 12h00 à 19h00 en présence de l'artiste.
Nocturne tous les jeudis jusqu'à 22h00.




NINA GRGIC est née à Zagreb (Croatie) en 1977. 
Diplomée de l'Ecole des Arts appliqués et de Design de Zagreb.
Vit et travaille à Paris.

Principales expositions

2009 Galerie Jean Brolly, L'Atelier (ancienne Galerie de Multiples), Paris 
2011 Galerie l'Aiguillage/Les Frigos, Paris
2011 Galerie Charlemagne, Bois-Colombes

A venir:
2012 Galleria Spaziotempo
2013 Centre d'Arts plastiques A. Chanot

Quelques publications

- "Nina Grgic ou la solidification de l'encre", blog de Paul-Armand Gette, 2008
- "Mirages, une expo de Nina Grgic", Galerie Jean Brolly, 2009
- "12 artistes s'associent", Bois-Colombes, 2010
- "Au bout des formes", Paris, 2011



Quelques mots sur mon travail :

J'ai commencé par le dessin, ma grande passion depuis l'enfance (je continue d'ailleurs à dessiner, même si ce n'est plus mon médium principal).
Après avoir cherché dans plusieurs directions, j'ai réussi à mettre au point une nouvelle technique permettant d'allier tout ensemble vitesse et concentration, rigueur et improvisation, compacité et polymorphisme, austérité de moyens et richesse d'expression. Cette technique conjugue en outre des matériaux contemporains (des supports plastifiés de différents types, par exemple) avec des éléments anciens (l'encre de Chine, notamment).

De proche en proche, j'ai réussi à obtenir des effets intéressants du point de vue plastique: quelque chose entre le concret et l'abstrait, le pur et le mélangé, l'impulsif et le minimal, l'objectif et l'onirique, bref, des compositions qui sont à cheval entre la peinture, la photographie et le dessin (voire le design), ce qui ne va pas sans entraîner un questionnement de l'espace pictural au sens classique - que ce soit dans ses limites, ses schémas, son vocabulaire, ou ses enjeux. 
Tout se passe comme si les formes se proposaient d'elles-mêmes, tantôt libres tantôt liées, tantôt évidentes tantôt réservées, sans qu'on puisse décider de leur statut, le processus d'identification ne pouvant s'arrêter. Cela reste dans un étrange suspens, à l'image de l'énigme du monde finalement, et cela me convient tout à fait. C'est qu'un artiste lance des signes... Aux spectateurs de les déchiffrer, chacun à partir de son angle de vue, qui ne peut que venir enrichir le regard sur l'oeuvre.

J'ai commencé par de tout petits formats, que je recueillais dans des carnets d'études, lesquels m'ont servi de base de travail et de source d'inspiration pendant des années. Par la suite, j'ai tenté des formats plus grands, plus ambitieux, et j'ai varié également les supports, que j'élabore souvent moi-même. 
En général j'avance par séries. Dès que j'ai trouvé une nouvelle "manière", j'essaie d'en explorer le spectre par variations successives. Cela tient plus de l'instinct que du calcul à vrai dire, si bien qu'il arrive qu'une série se mette à interférer avec les précédentes comme pour en compliquer le jeu. D'où toutes sortes d'échos entre les lignes de recherche de mon travail …