EXPOSITION  

L’AIGUILLAGE GALERIE
présente

Olivier LANNAUD, plasticien
« Il en faut peu pour être heureux »

Exposition du 17 octobre au 14 novembre 2013
Vernissage le jeudi 17 octobre, à partir de 18h00

Horaires galerie : du mardi au vendredi 12h30/18h00
Contacts : Isabel Bertelot 07 60 03 72 17 ou Corinne Bertelot 01 45 84 52 46
Fermé lundi, les week-end & jours fériés. 



OLIVIER LANNAUD est né en 1967 à Quimper. Il est diplômé de l'école nationale supérieur des arts décoratifs de Paris (section cinéma animation vidéo).
Après la réalisation de quelques courts-métrages d'art vidéo et une vie d'Infographiste, il se consacre entièrement à la peinture depuis une dizaine d'année.
Dans la série des ICONES MATERIALISTES, il déambule dans un champ d'exploration entre la peinture, la photo, la sculpture et le design.





Ces portraits grandeur nature représentent une sorte «d'homo-objectus » : les photographies à taille humaine, sont imprimées, repeintes et  recouvertes en volume d'objets réels, usuels ou iconographiques, qui nous renvoient à la condition humaine : « Dans sa quête d'avoir plutôt que d'être, l'homme contemporain erre au sein d'une société tiraillée entre sa quête de spiritualité et le besoin servile de consommer à tout prix. Les dernières pièces présentées lors de cette exposition montrent comment, dès l'enfance, nous sommes conditionnés à satisfaire nos besoins matérialistes, à travers la prolifération d'objets qui nous entourent, nous appartiennent, nous représentent. Ceci relayé par les conventions sociales systématiques et systémiques correspondant au milieu dans lequel nous évoluons, mais aussi, d'une façon plus globale, à la société qui nous environne. Les médias, la publicité, les lobbys industriels, exaltent nos besoins consuméristes sous couvert d'hédonisme, de bonheur et d'accomplissement personnel, relayés par l'omniprésence d'un nouvel art visuel de l'image, ludique et créatif, porteur du message subliminal du produit, de la marque, de l'emblème, pour déboucher sur la quintessence symbolique d'un supplément d'âme.

Par exemple, l'idée même du cadeau : Je t'offre donc je t'aime. Si je reçois en abondance, je suis donc aimé profondément. Et si je suis beaucoup aimé, cela veut dire aussi que je suis quelqu'un qui vaut la peine d'être aimé, quelqu'un dont la valeur se mesure à l'aune de ces offrandes sociétales (le fameux : « Parce que je le vaux bien ! » ).

Autant de carapaces d'objets qui nous protègent de nos angoisses et de nos peurs, de nos manques existentiels  ... Nous sommes alors riches de toutes ces choses inutiles et indispensables qui nous encombrent et et comblent, envahissent tous nos champs physiques et psychiques, malgré nos prises de conscience économiques, écologiques, éthiques. Pris au piège globalisé, merchandisé, qui nous éloigne de nous-même, des autres, de la nature, de l'espace et du présent. »  

Cette dernière série, présentée à l'Aiguillage, est le constat artistique inspiré, implacable  et ludique, d'une beauté ambigüe, troublante, de cette mutation orchestrée.

... « Reste cet obscur objet du désir » …