EXPOSITION Saison III Expo 1 | Du 3 novembre au 10 décembre 2005
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L’AIGUILLAGE GALERIE
expose
Du 3 novembre au 10 décembre 2005

Jacques Dupouy
mad meg
Franck Rezzack

•Vernissage
L’AIGUILLAGE GALERIE jeudi 3 novembre 2005 à partir de 19h00

•Contacts :
Corinne Bertelot - Pierre Gérard: 01 45 84 52 46 - 06 72 91 59 19

•Horaires
du lundi au vendredi de 11h à 19h - samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous






Jacques Dupouy

Né en 1963 à Talence, vit et travaille à Paris
Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (ENSBA), Paris, 1992
Expositions
2005 « Paris Hit Squad », Glaz’art, Paris « Paris Style », La Galerie .Biz, Bienne, Suisse
2004 Art’s Factory, Paris « Paris Custom Art », Espace Thiphaine, Paris
« FREAKS », La mauvaise Réputation, Bordeaux
2003 Bimbo Tower, Paris
2002 « Icônes », Born Bad, Paris
1993 « M. J is dead », Etablissements Photographiques de l’Est, Paris Galerie Plexus, Bordeaux
1992 Galerie Valgelas, Annonay
Contributions éditoriales
« Hello Happy Taxpayers » n°6 et n°7 Cahiers de psychologie de l’art et de la culture, ENSBA éditions, Paris
« Neige et cendres », gravures de Nicolas Poignon, texte de Jacques Dupouy, Berlin, 1997
Préface du catalogue des œuvres de Nicolas Poignon, Berlin, 2004

Je redoute à me livrer à un commentaire de mes images, tant la charge psychique nécessaire à leur élaboration semble converger vers une éradication générale de toute stratégie esthétique. En définitive, tout se passe comme en deça et au delà de mes intentions, dans une sorte d’abandon et de vertige proche des sensations que j’éprouve lorsque je suis moi-même confronté à une proposition esthétique que j’apprécie. L’activité créatrice est avant tout pour moi une affaire strictement personnelle, délibérément subjective, peu soucieuse d’un usage social et farouchement anti-dogmatique. Le territoire de mes images exprime la cohabitation entre un monde archaïque, incarné par des figures enfantines et celui, discursif, adulte, de la nécessité culturelle qui s’y oppose. Les ressources de l’archaïsme, par un renversement des valeurs culturelles communément admises, nous permettent d’accéder aux zones intérieures de notre psyché, d’y retrouver la substance précaire de nos existences, d’y célébrer ses paradoxes.
“C’est la raison d’être de l’art d’être la voie d’expression des couches sous-jacentes, des plans de la profondeur.”
Jean Dubuffet










mad meg

Née en 1976 à Villeurbane, vit et travaille à Paris
Formations
2002 Ecole des Beaux-Arts de Paris
2001 Travail en atelier de dessin chez Olivier Dipizzo
2000 Deug et Licence d’Arts Plastiques - Université de la Sorbonne.
1998 Bac L option Arts Plastiques
1996 CAP – BEP Reliure d’Art au Lycée Tolbiac
Expositions
2004 Chimères (dessins, au restaurant “Chez l’artiste”)
2005 mad meg s’expose chez Koski (expo chez un particulier)
2005 mad meg s’expose à Montreuil (expo chez un particulier)
Publications
2005 Illustration pour “el jubiente rabioso” (journal Bolivien politique très à gauche)
Double page dans la revue Bonobo (revue d’art publiée à 300 exemplaires)
Couverture du roman “l’inversion de Hieronimus Bosch” de Camille de Toledo, éditions Phase Deux
Couverture des trois volumes de la correspondance de Max Jacob, éditions de L’Arganier
mad meg a réalisé des sites internet (the-stylus.com, madmeg.org), des pochettes de disque, des Cd-roms, un dessin animé, et un story-board.

Le jardin des délices est une sorte de synthèse de mes carnets de digestion. Depuis début 2001, je dessine dans de petits carnets de 11 cm x 15 cm, toujours au stylo à bille, toujours sur le même papier, toujours en noir. Je me suis donnée comme contrainte de ne jamais arracher de page. Je mets la date au début et à la fin de chaque carnet. Chaque jour (ou presque) je passe une heure ou deux à dessiner dans ces carnets. Aujourd’hui cela fait environ 450 pages réparties sur 12 carnets. Le jardin des délices reprend la composition du panneau central du retable de Jerome Bosch. Mais sans peinture et sans couleur. Mon jardin est fait à la plume avec de l’encre de chine sur du papier. Un grand nombre d’éléments sont inspirés de notre temps. Le dessin mesure 1,5 m x 1,8 m.
“Il ne sert à rien d’être pessimiste, car le pire est toujours sûr.”









Franck Rezzack

Né le 14 janvier 1968 à Versailles, vit et travaille à Paris.
Formation
2004 Boursier de l’Académie des Beaux-Arts.
2001 Institut de recherche en sémiologie de l’expression (IRSE). Diplôme de Pratique à l’éducation créatrice des enfants et des adultes (IRSE)
1989 Diplôme Supérieur d’Art plastiques (D.S.A.P) félicitation du jury à l’unanimité (Beaux-Arts de Paris)
1986 à 1989
Ecole National des Beaux-Arts (ENSBA) Atelier Pierre Alechinsky, Atelier Yan Voss
Expositions et séjours de recherche
2005 Galerie Agnès b, 15 rue Dieu. Exposition personnelle : installation « La mère des crises »
Galerie du jour Agnès b. Exposition collective « DRAW » : installation « Sargasse nique & cie »
Librairie Flammarion, Centre Georges Pompidou/Galerie Durand Dessert : 5ème ArtistBook International
2004 Point Ephémère, présentation de « La maison des clowns » de Giovanna Detorre.
Installation photographique/diaporama Romainville. Salon Arts plastiques de Romainville. Exposition collective : « La mère des crises »
Galerie France Fiction. Exposition collective : installation de dessins.
Galerie Hubert Caraly. Exposition personnelle : « La mère des crises »
2002 Dupleix. Exposition personnelle. Paris
1999 Mexico Districto Federal, Galerie Arte Spiral, exposition personnelle, Mexique
1998/99 Mexico, séjour de recherche et de création
1994 Exposition collective, 8ème rencontre internationale du champs Freudien (ECF), Paris
1992 Galerie G, exposition collective, Helsingborg, Suède
Galerie G, exposition personnelle, Copenhague, Danemark
1991 Galerie G, exposition collective, Helsingborg, Suède
Scandinavian Contemporary Art Gallery, exposition collective, Copenhague, Danemark
1990 Casa Puccini, séjour de recherche et de création sur invitation de Not Vital, Lucca, Italie
1989 Galerie G, exposition collective, Helsingborg, Suède
1988 Espace Pierre Cardin, exposition collective « Gitanes » sur invitation de Jan Voss, Paris
1987 Galerie des Beaux-Arts, exposition collective sur invitation de Pierre Alechinsky

Les œuvres de Franck Rezzak ont été acquises par le musée de la Seita, et de nombreuses collections privées en France, en Italie, en Suède, au Danemark, en Allemagne, en Grèce, au Canada, aux Etats-Unis, et au Mexique.

Une forêt vierge, parsemée d’usines, un ciel qui n’en est pas un. Les nuages moutonnant au-dessus d’un autre chaos sont plutôt de grosses volutes d’une épaisse fumée, dont la provenance est incertaine, mais ils pourraient figurer l’atmosphère d’une nouvelle ère, celle de l’afterbeat, un ciel post-big bang d’où sont nés des êtres mutants : animaux de basse-cour sans tête, squelettes ricanants devant des assiettes vides, créatures cross gender, un monde des plus inquiétants, auquel la mise en scène n’est pas étrangère. Lumière artificielle, bande-son originale, installation surgie du dessin, l’ensemble produit une forte impression, quelque chose de physique (et ce n’est pas le moindre des effets recherchés), entre graph mural, comme ceux qui ornent les voies de chemin de fer aux abords des grandes villes, pour la composition luxuriante et paravent japonais, rectifié par un douanier Rousseau sous influence. Franck Rezzak offre un intéressant voyage spatio-temporel, genre “Retour vers le futur”, à moins que ce ne soit le train fantôme de la foire du Trône.