EXPOSITION Du jeudi 4 novembre au 14 janvier 2011

L’AIGUILLAGE GALERIE
présente

PHOTOGRAPHIES

Loeïza Jacq | Jean-Jacques Béguin

Exposition du jeudi 4 novembre au vendredi 17 décembre 2010.
Ouvert du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00 et, en présence des artistes les samedis 13 novembre et 4 décembre de 12h00 à 18h00

— PROLONGATION DE L’EXPOSITION
Du 21 au 23 décembre 2010 et du 4 au 14 janvier 2011
ouvert du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00


Vernissage le jeudi 4 novembre à partir de 18h00.




Loeïza Jacq

Après des études littéraires, Loeïza Jacq a étudié la photographie à la Kensington and Chelsea University de Londres. Elle partage aujourd'hui son temps entre des travaux de commande, des projets artistiques et des voyages.  Ces dernières années, Loeïza a photographié l'Afghanistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan, l'Iran, le Sri Lanka, la Birmanie, l'Indonésie, la Nouvelle-Zélande, la Patagonie chilienne et argentine et le Japon. Elle s’intéresse tout particulièrement au mouvement et développe certains projets photographiques avec des danseurs.
Elle est membre de l'agence photo Gamma-Rapho.

Novembre 2011 — Exposition collective au centre d’art de Karlsruhe
Octobre 2010 — Exposition solo à la galerie Suite, Wellington, Nouvelle-Zélande
Mars 2009 — Exposition de groupe à la galerie privée Collaborations, Dunedin, Nouvelle-Zélande.
Novembre 2007 — Exposition collective à la galerie privée Brot und Spiele, Berlin.
Novembre 2008 — Résidence de création, Vol de nuits, Marseille.
Septembre 2008 — 1er Prix pour la France et 3ème prix pour l’Europe des Eisa Maestro Photo Awards, images primées à la Photokina, Cologne
2010 — Acquisition/ achat d'oeuvres: Artothèque d’Arles, Espace Van Gogh.












Jean-Jacques Béguin



« vivre c’est passer d’un espace à un autre
en essayant le plus possible de ne pas se cogner »  Georges Perec
 

On garde tous en mémoire, sans y penser, la position qu’ont les choses dans l’espace. Ces souvenirs nous aident à nous situer dans le présent et nous guident dans nos déplacements. Il ne suffit que d’un bref  regard pour qu’un objet nous évoque instantanément une fonction, un geste, une alerte, une envie, un souvenir peut être. La vue est un sens, contrairement aux autres, qui offre, à la seconde, une multitude de perceptions codifiables. Pour contenir cette surabondance, notre curiosité, bien avisée, fait des politesses à la raison en s’assoupissant. La vie crée une accoutumance et notre vision du monde est en perpétuel engourdissement. C’est de toutes les complexités de la matière, de l’intimité des choses que l’intelligence et notre mémoire nous privent en synthétisant la lecture de notre espace vital.



Dans un monde, où les représentations photographiques peinent à se manifester autrement qu’au travers du spectaculaire, j’aimerais, par mes artifices graphiques, rendre au spectateur une liberté : celle d’apercevoir le monde hors des contraintes que la quotidienneté nous imposent, offrir une possibilité d’explorer le côté intime et sensuel des surfaces et des formes qui constitue la complexité du monde.



En proposant au spectateur des visions déstructurées où la temporalité n’a guère de prise, en imposant une corruption bienveillante de l’ordre spatial, j’offre à l’observateur la possibilité d’une lecture alternative de la banalité. Et c’est chaque intelligence, chaque manière d’appréhender ou de décrypter ces illustrations qui, ensemble, viennent donner à l’œuvre sa véritable signification.

«Ces photos évoquent Perec, la structure d’ensemble de chaque photo de Béguin rappelant le plan de l’immeuble de la rue Simon-Grubelier?. Même volonté méticuleuse de rendre compte d’un lieu, d’un lieu quotidien, ou plutôt de l’infra-ordinaire? de ce lieu. Les contraintes oulipiennes fonctionnent comme les conditions de la littérature. De la même manière, la contrainte que se fixe Béguin fait office d’«ouvroir de photographie». C’est elle qui, en effet, permet de mettre sur le même plan, celui de ses photos, des fragments perçus à des instants différents.»  Une Nuit Sous Influence, V1 N°4