EXPOSITION Du 20 janvier au 25 février 2011

L’AIGUILLAGE GALERIE
présente

Stéphane Hardel

Peintures, Sculptures

Exposition du 20 janvier au 25 février 2011.
Vernissage le jeudi 20 janvier à partir de 18h00.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00.
Nocturne tous les jeudis jusqu’à 22h00.
Ouvert le samedi 5 février 2011 de 12h00 à 19h00, en présence de l’artiste.





Peindre, c'est être libre.

" Cette liberté là, pour Stéphane, ne s’acquiert pas en calculant à coups d’esquisses ou de brouillons.
Elle se fait justement de manière libérée, spontanée, « jetée » sur la toile.
D’ailleurs les intermédiaires entre le support et la surface sont réduits au minimum. Stéphane peint la plupart du temps directement avec ses mains.
Ce mode de « fabrication » a longtemps vu s’épanouir des visages fantomatiques, probablement hérités d’une mémoire enfouie.
Aujourd’hui, elle fait naître des dinosaures ou autres fantômes qui hantent l’esprit. Ces « dinos-urbains » ce sont ceux de l’enfance avec la part de ludique qu’ils incarnent. 
La forte présence de la couleur et le choix du plexiglas en témoignent.
Ce sont aussi, dans une seconde lecture, la représentation d’une humanité pas toujours très digne de confiance. Espèce puissante, elle est aussi fragile.
Si les dinosaures ont longtemps régné sur terre, ils ont disparu.
Eux n’y pouvaient rien.
Nous, si.
L’œuvre est chargée de symboles, de mythologies urbaines et de références à l’actualité.
La ville, les tours, c’est la puissance créatrice de l’Homme, sa force, sa domination.
Mais cette puissance peut vite être mise à mal.
Le dinosaure, c’est le plus profond de notre âme, de notre sauvagerie, ce qui nous précède et nous montre le chemin. Un sub-conscient ravageur.
En témoigne cette fusion graphique entre ces animaux symboles et les tours qu’ils semblent tour à tour protéger ou détruire. 
Ils sont faits du même matériau, ils sont de la même lignée. Ensemble ils dominent, ensemble, ils périssent.
Tout cela dans une configuration où se mêlent ravage et ironie : plus rien ne se fera, même le pire, sans qu’il y ait du spectacle, du brillant, du tape-à-l’œil." 
Serge Lentzner, critique d'art.






« Et si ces portraits ludiques et énigmatiques c’était nous ? Autant de personnages, autant de regards, autant d’expressions, autant de facettes, en miroir, de notre âme. Colorée, bariolée, vivante, la peinture de Stéphane Hardel est un bonheur à voir : l’œil pétille, il cherche, se noie, puis trouve des repères, des indices … Un travail qui ne laisse pas indifférent et qui, par son aspect polysensuel, nous donne de bonnes raisons de le regarder encore et encore. Et puis il y a cette grande liberté dans l’utilisation du support. Voyez par exemple ces petits cubes de béton ou de métal qui à eux seuls contiennent tout un monde. »
Lesly Heather - Londres