EXPOSITION Du 31 mars au 1er mai 2011

L’AIGUILLAGE GALERIE
présente

Hervé Bourdin


Grands et petits formats

Exposition du 31 mars au 1er mai 2011.
Vernissage le jeudi 31 mars à partir de 18h00
Portes ouvertes samedi 30 avril et dimanche 1er mai 2011 en présence de l’artiste.

Ouvert du mardi au vendredi de 12h00 à 18h00.
Nocturne, chaque jeudi de 19h00 à 23h00
Contacts : Corinne Bertelot : 01 45 84 52 46 / Isabel Bertelot 07 60 03 72 17




Hervé Bourdin
Veilleur, éveilleur, émerveilleur.

Président de MACParis depuis 2005, engagé dans la vie associative et  sociale, Hervé Bourdin est d’abord un peintre, qui fut avant architecte et sculpteur. Son sujet ? L’Espace de la Vie !
Par Françoise Monnin
« J’ai un besoin incessant d’activité ; une façon d’exister fortement ! Je trouve l’équilibre dans cette accumulation. Tout reste en phase et tout alimente tout. Je ne conçois pas la vie sans cet engagement. J’ai le sentiment que tout doit être tenté pour ne pas céder à l’abêtissement général. Une façon d’être en révolte contre la connerie »… Certes, Hervé Bourdin est vivant !
Bousculés et tendus, noyés dans la masse et cependant si individuels : d’où viennent-ils, ces personnages qui nous ressemblent tant, qu’il peint depuis tout juste vingt ans ? « Je suis avant tout un graphiste, je ne me réclame de rien d’autre. Les idées naissent en voyage ou pendant une réunion. Toutes les occasions sont bonnes. Un slogan, une image, une réflexion ; pas une réalité mais une idée à partir du quotidien ; social, sociétal, tout ce qui passe, fait nos vies. Je suis souvent satirique, comme dans ma série de toiles récentes Travaillez plus pour gagner plus. Moment saisi, instant volé, inquiétude souvent, regards hallucinés, doutes sous le fard de la démence. Du banal, du quotidien. Rien de plus ».
Silhouettes élémentaires animant des espaces indéterminés mais construits, constitués de plans de couleurs et de lignes noires, au fil du temps, les êtres dessinés sont devenus plus figuratifs, plus vivants, plus insolents. Cernés d’une ligne ferme aiguisée par la pratique permanente du dessin, ils crèvent la toile en agitant leurs nez, doigts et seins pointus. Leurs profils aérodynamiques s’imbriquent jusqu’à ce que la scène représentée, incongrue et agitée, évoque l’intensité du rythme d’aujourd’hui.



Sous la caricature, la loufoquerie
Tout se situe dans la rue, au café ou dans des intérieurs. Résumé à quelques emblèmes géométriques – balcons, portes ou façades -, le décor accentue la tension ambiante. Prisonniers des cités modernes, les personnages parlent et gesticulent sans pour autant troubler leurs voisins. Tout au plus, parfois, les excitent-ils. L’un meurt, l’autre clopine, un autre guette, un quatrième salive. Ainsi, si chacun témoigne de sa vitalité, le constat qui s’impose, romantique, est celui de nos solitudes définitives. Seuls quelques couples d’amoureux, quelques enfants, un clown ou un chien semblent, comme dans la toile l’Atelier de Courbet,  échapper au tourbillon, accéder au répit.
« Sous la caricature, la loufoquerie de certains personnages, se cache la densité de leur angoisse. Faces de clowns ; extrême pudeur. Ne pas dramatiser, ne pas être dans le pompeux, dans l’emphase… J’aime les films de Kusturica, sa dérision, ses pichenettes, sa musique de fou, son rythme. Film ou toile, l’art doit être feu d’artifice, où se perdre, se redécouvrir, jouer en permanence avec le réel et la fiction. S’appuyer sur la photo, rebondir sur un volume, superposer en permanence, créer la confusion, complexifier l’image à l’envi… Heureux ceux qui sont dans le verbe, sujet, complément. Ils seront certainement mieux acceptés que mes images. Mais j’ai le sentiment que ce que j’ai éventuellement à dire passe par une image bousculée ».



Clignotements d’époque
Tout arbore des tons éclatants, fluorescents parfois, voire, acides, et d’autres fois des bleus ciel et des roses aurore d’une subtilité absolue, le tout clamant à l’évidence notre instinct vital et notre besoin de tendresse, en dépit de l’absurdité ambiante. Depuis quelque années, des photographies travaillées sur ordinateur puis imprimées sur la toile constituent le support de telles aventures, paraissant de ce fait plus actuelles que jamais, noyées dans la surabondance d’images qui constitue désormais notre quotidien. Une toile de Bourdin, mieux qu’un journal télévisé à vingt heures, constitue un précieux témoignage de notre époque. Celle où, si la communication dévore la compréhension, nous n’en demeurons pas moins absolument vivants.



Repères
Né en 1950 à  St Ouen
Études d'art et d'architecture à Paris.
 
1973 : Sculpture. Début de la collaboration avec la Galerie Archifleur, Paris.
1980 : Début de la collaboration avec la Galerie du Haut Pavé, Paris. Enseigne l’architecture à Versailles.
1988 : Rétrospective Galerie Sud, Bagneux
1989 : Abandonne la sculpture pour la peinture. « J’avais envie de commencer une journée d’atelier et d’être surpris le soir par le résultat. J’avais envie d’être plus créatif, plus incisif et la peinture m’apparaissait comme étant cette possibilité. J’avais le sentiment que le volume ne me permettait plus de dire mes envies, mes réflexions, trop de formalisme tuait cette expression raisonnée que je souhaitais. J’ai tâtonné et puis j’ai progressé, à coup de ruptures assez brutales. J’avais envie d’une lecture directe ; que l’observateur de mes toiles puisse y accéder sans passer par des explications compliquées. Je pense que les artistes n’ont pas assez ce souci de la compréhension. Je crois que l’art ne peut survivre qu’avec cet effort accompli ».
1993 : One Man show ausalon Découvertes, Paris (Galerie Patrick Gaultier)
1995 : Premières expositions à l’étranger : Francfort, Berlin, Séoul
1998 : Art Fair, Istanbul
2005 : Galerie Alice Mogabgab, Beyrouth. Il devient président du salon MACParis (ancien MAC2000), auquel il participe depuis son origine (1986).
2007 : Art Center, New York.

Plus de 80 expositions personnelles dans toute l’Europe et une dizaine de commandes publiques en France.
Longtemps installé à Cachan (94), l’atelier est aujourd’hui à Fresnes (94).